L’HISTORIQUE

C’est un peu l’histoire d’une vieille dame qui se réveille un bon matin avec l’envie de s’offrir une seconde jeunesse…

Après vingt années d’existence dans le giron de l’Office du Tourisme de Rennes et sous la direction emblématique de Jean-Bernard Vighetti, Les tombées de la nuit se métamorphosent en association loi 1901 et redeviennent, en 2003, un « jeune festival ». Mandaté par un bureau largement ouvert au monde « non-culturel », le nouveau directeur artistique, Claude Guinard, reprend en main la programmation avec son acolyte et conseiller artistique, le Bruxellois Philippe Kauffmann. On ne se contentera pas de rafraîchir peinture et papiers peints : un travail de rénovation de fond s’engage !

Il serait injuste d’exposer le propos en opposition. La nouvelle équipe a simplement le désir profond de faire avancer le festival autrement, de secouer le cocotier des habitudes en décloisonnant genres et disciplines, sans renier ce qui a fait ses preuves. Une constante : rechercher d’autres façons d’occuper l’espace public et de concevoir le rapport avec le spectateur.

L’idée a fait ses preuves sur les planches, les pavés et surtout, dans la tête d’un public qui suit et en redemande. Les tombées de la nuit sont restées un festival à haute fréquentation, ouvert mais fier de son enracinement rennais. Mélangeant les genres, torpillant le ronron des animations de rue, dynamitant les habitudes en multipliant rencontres et inventions, le festival innove sacrément, en gardant à l’esprit que tout le monde a sa place autour de la table. Sans la ramener, avec cette bonhomie bien vivante qui guérit de tout élitisme, Les Tombées de la Nuit affirment mine de rien que l’originalité et les chemins de traverse ont largement leur place dans les goûts du public.

Un cinglant et joyeux démenti pour tous les niveleurs par le bas !